Carlos Ruiz-Zafón : " Al final, quin sentit té una ciència capaç d'enviar un home a la lluna, però incapaç de posar un tros de pa sobre la taula de tot ésser humà ? "
(L'ombra del vent).

diumenge, 31 de maig del 2020

PENTECÔTE

AJUDA


Lo govern anóncia que daissarà pas Airbus o Air France dins la panada de l’après-Covid : 5 miliards pel primièr e 7 miliards pel segond.
Plan segur, calrà far los ajustaments que s’impausan : un plan social que botarà defòra los que son pròches de la retirada, los interimaires e los CDD. Cal partejar los esfòrces, solide.
Mas n’i a que son talament transparents que se parla pas jamai d’eles : los accionaris.
D’unes soi mai egals que d’autres, coma o disiá Coluche...

dissabte, 30 de maig del 2020

L'INNOCENT


A l’ora d’ara, l’innocent es a passar de mòda. Quand disi “ innocent “, vòli pas dire aquel qu’es totjorn content e que lo mond mespreson, aquel que vei de causas que nos escapan. Non, aquel d’aquí ça que la, encara nos fa mestièr. Vòli parlar d’un autre innocent qu’es pas pus presat tanben : aquel que dison “ lo fòl del rei “, aquel qu’es totjorn content de son mèstre. Lo mond li an fait una marrida reputacion de lèca-bòtas, per pas dire quicòm mai. Uèi, çò qu’es “ in “, son los repotegagaires del biais dels “ frondeurs “, aqueles qu’an una mina de criticaires, que fan mina de criticar, mas es pas qu’una postura. Reclaman una libertat de pensada mas, un còp lo cinèma acabat, fin finala, tot comptes faits e rebatuts, sostenon “ liurament” los mèstres, un pauc coma o fa la CFDT.
Sorga : CQFD

diumenge, 17 de maig del 2020

dimecres, 13 de maig del 2020

AMERTUME

Le billet du Dr Christophe Prudhomme.
Alors que le déconfinement est vécu comme une libération par la population, il n’en va pas de même à l’hôpital. La mobilisation a été fatigante, mais la solidarité a permis de tenir. Tout le monde s’accorde sur le fait que l’ambiance de travail pendant ces quelques semaines a été bien meilleure que ce que nous avons connu ces dernières années. Les renforts venus d’autres régions, les petites attentions du boulanger, l’amélioration des repas… Tout cela nous apportait un peu de soleil au quotidien Mais, depuis quelques jours, nous revenons aux repas de l’hôpital dont tout le monde connaît la qualité, nous nous retrouvons de nouveau avec des plannings en sous-effectifs…
En bref, nous revenons à la vie d’avant, ce qui, psychologiquement, est très dur à supporter. La tension retombe au niveau de l’intensité du travail, mais elle devient palpable dans les relations entre collègues, avec la hiérarchie et les directions. Nous venons par ailleurs d’apprendre que la fameuse prime ne sera pas versée en mai, mais en juin.
Nos collègues en CDD n’ont aucune perspective concrète de titularisation alors qu’ils se sont dépensés sans compter pendant la période la plus difficile. Et, cerise sur le gâteau, un de mes collègues ambulanciers, dont le dossier a été accepté dans une école d’infirmiers.ères, se voit refuser la prise en charge financière de sa formation. Son amertume est teintée de colère.
Alors que des lits sont fermés aujourd’hui parce que nous manquons d’infirmiers.ères, le dispositif de promotion professionnelle permet d’avoir à disposition, sous contrat pendant au moins cinq ans, les professionnels dont les études ont été financées par l’hôpital.
Nous voyons bien ici la perversité des gens qui nous dirigent. Ils créent sciemment une pénurie de professionnels pour rendre inéluctables les restructurations et les diminutions de capacités hospitalières. Ils viennent nous expliquer ensuite la bouche en cœur, ces faux-culs, qu’ils ne sont pas responsables et qu’il n’y a pas d’alternatives. Eh bien si, une autre politique est nécessaire et possible. Puisque la vie reprend, nous allons aussi reprendre nos mobilisations pour obtenir la satisfaction de nos revendications légitimes et qui, j’ose le croire, seront soutenues massivement par la population qui nous a applaudis.
Dr Christophe Prudhomme, médecin au Samu 93. L’Humanité, mercredi 13 Mai 2020